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A cause de la pénurie de l’immobilier neuf il faut s’attendre à une possible envolée des prix!!

La Fédération des promoteurs immobiliers (FPI) anticipe un effondrement du stock de logements neufs dans les mois à venir à cause de la crise sanitaire. Ils redoutent en conséquence une tension accrue sur le secteur, entraînant une hausse mécanique des prix. Les appartements de quatre pièces sont les seuls épargnés pour le moment.

Une offre de logements neufs plus rare et des prix en hausse

Dans le contexte de crise actuel,

“Une pénurie de biens est attendue sur le marché du logement neuf”, estime la FPI. Son bilan, qui couvre à la fois la construction et les ventes de nouveaux biens, montre qu’entre le 1er avril et le 30 juin 2020, les mises en vente s’affichent en recul de 53,8 % sur un an.

La tendance à la baisse concerne également les permis de construire délivrés, dont le nombre pour le troisième trimestre, est de 27,4 % inférieur à celui de la même période en 2019. Et cela, alors que les constructions ont repris en même temps que l’activité économique. Quant aux mises en chantier, elles ont diminué de 8,7 %.

IMPORTANT : Les promoteurs redoutent qu’avec la rareté de l’offre, le marché se tende, avec une forte augmentation des prix à la clé.

Une situation qu’ils cherchent à contourner afin de ne pas pousser les clients vers les habitats anciens. Or, d’après Capital, le mouvement semble déjà amorcé dans certaines agglomérations.

Au Havre, par exemple, les biens se sont enchéris de 21,5 % en moyenne, contre 17,7 % à Saint-Malo. Ailleurs, la croissance est plus modérée, mais reste perceptible. C’est notamment le cas à Dijon et Nantes, où le taux de croissance des prix immobiliers se situe à 8,5 % et 8,2 % respectivement, ou encore à Angers, avec +7 %.

Une période toujours favorable aux acheteurs immobiliers

Le changement se fait plus durement ressentir pour les acheteurs de petits et très grands appartements.

  • Pour un logement de cinq pièces et plus, il faut prévoir un budget moyen de 676 000 euros, avec une envolée de l’ordre de 18,1 % dans la région parisienne et 9,38 % sur le reste du territoire.
  • Viennent ensuite les studios en Île-de-France, qui coûtent 11,75 % de plus, suivi des deux pièces en région, plus chers de 6,7 %.
  • Seuls les logements de quatre pièces semblent épargnés, avec des prix stables ces derniers mois.

Les professionnels encouragent les candidats à l’accession à la propriété à se lancer pendant que les taux d’intérêt sont encore très attractifs, compensant au moins partiellement la différence de prix.

Encore faut-il répondre aux critères d’endettement du HCSF (taux d’endettement de 33 % au maximum et durée de remboursement limitée à 25 ans) pour décrocher un prêt immobilier. Malgré l’appel des courtiers immobiliers à un assouplissement pour relancer la machine du crédit, le régulateur vient d’annoncer le maintien de ces règles au moins jusqu’en décembre prochain.